
L’examen gynécologique est-il obligatoire ?
Non, l’examen gynécologique n’est pas obligatoire.Par exemple, si vous êtes vierge et même si vous venez pour demander la pilule, le médecin pratique rarement cet examen.
Par contre, en cas de douleur, ou de doute sur une infection gynécologique, l’examen gynécologique est souvent nécessaire.
Est-ce que je suis obligée de consulter mon médecin traitant ?
Pour l’instant, rien ni personne n’oblige à aller voir le médecin traitant pour une consultation gynécologique... Ainsi, vous pouvez choisir le médecin de votre choix parmi ces 3 catégories de professionnel :
- votre médecin traitant : c’est un médecin généraliste qui peut réaliser la consultation gynécologique.
- un autre médecin généraliste : la consultation coûte 20 euros (comme celle de votre médecin traitant) et elle est remboursée de la même façon.
- un gynécologue : ce spécialiste est « en accès libre » c’est-à-dire que vous pouvez le consulter sans passer par le médecin traitant.
L’important est de choisir le médecin avec lequel vous vous sentirez le plus à l’aise pour discuter de gynécologie.
Quel est le bon moment pour consulter ?
Vous pouvez consulter à tout moment un médecin pour un problème gynécologique ou pour la prescription d’une méthode contraceptive.
Néanmoins, si vous avez besoin d’un examen gynécologique, il est préférable de fixer un rendez-vous un jour où vous n’avez pas vos règles. Ainsi, vous serez moins gênée, et l’examen sera plus facile pour le médecin.
Je suis mineure, que puis-je faire sans mes parents ?
Toutes les démarches ayant un lien avec la sexualité peuvent être effectuées sans vos parents.
- Contraception : vous pouvez consulter seule un médecin généraliste, un pédiatre ou un gynécologue pour obtenir une méthode contraceptive.
- Interruption volontaire de grossesse : en cas de grossesse non désirée, l'IVG peut être réalisée sans les parents (même s’il est conseillé de leur en parler). Une personne majeure doit quand même vous servir d’accompagnant.
- Dépistage des maladies infectieuses : les Centres de Planning Familial en particulier peuvent réaliser chez vous, sans que vous soyez accompagnée, un dépistage des maladies infectieuses sexuellement transmissibles.
Puis-je garder la consultation gynécologique « secrète » ?
Vous n’avez besoin de personne pour pouvoir bénéficier d’une consultation gynécologique, même si vous êtes mineure.
Souvenez-vous que le médecin et les personnes qui travaillent avec lui sont soumis au secret professionnel et de ce fait ne sont pas autorisés à divulguer votre consultation à qui que ce soit, pas même à vos parents. Si vous n’avez pas d’argent pour consulter et que vous ne voulez pas en demander à vos parents pour des raisons de « secret », vous pouvez vous adresser à votre Centre de Planning Familial; celui-ci dispense des consultations gratuites et anonymes (ce centre peut aussi vous fournir gratuitement la méthode de contraception choisie et assurer le dépistage des Infections Sexuellement Transmissibles).
Puis-je consulter un médecin par téléphone ?
En cas de doute sur un problème médical, vous pouvez toujours appeler votre médecin au téléphone. Celui-ci pourra éventuellement vous conseiller.
Vous devez cependant savoir que les conseils que vous donne votre médecin au téléphone engagent sa responsabilité (c’est également le cas si c’est la secrétaire qui répond). En fonction de votre demande, votre médecin vous donnera les premiers conseils et il pourra éventuellement s’assurer qu’il répond bien à votre demande en vous proposant une consultation au cabinet.
N’hésitez pas à parler de symptômes tels qu’une « douleur dans les poumons », une difficulté à respirer, des nausées, des vomissements, des diarrhées, des troubles de la vision ou de l’audition. Ceci peut aider le médecin à vous proposer une attitude adaptée à votre cas.
Que faire en cas de grossesse non désirée ?
Lorsque la contraception est bien comprise et bien prise, une grossesse non désirée peut survenir mais ceci est rare. Quelle que soit la raison de votre grossesse non désirée (contraception inefficace, contraception mal utilisée, rapports non protégés ou viol), vous pouvez bénéficier, même en tant que «femme mineure», d’une Interruption Volontaire de Grossesse (plus communément appelée IVG).
Beaucoup de questions peuvent se poser à vous dans cette situation nouvelle, c’est pourquoi nous vous proposons ici de répondre aux principales.
Cependant, en cas de difficultés, vous pouvez demander de l’aide avant, pendant ou après l'IVG à :
- Une assistante sociale
- Une conseillère conjugale
- Une permanence téléphonique régionale IVG-contraception
Puis-je demander une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en tant que mineure ?
Si vous vous sentez en situation de détresse, vous pouvez tout à fait, même si vous êtes mineure, demander à un médecin de pratiquer une IVG. Il n’y a que la femme intéressée, c'est-à-dire vous, qui pouvez en faire la demande.
Peut-on m’obliger à entreprendre une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) ?
Non, il n’y a que vous qui puissiez prendre une décision d’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). D’ailleurs, vous devez demander cette intervention à un médecin, en dehors de la présence de toute personne, que vos parents soient d’accord ou non.
La consultation-entretien avant l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est-elle obligatoire pour une mineure ?
Oui, c’est la conseillère conjugale qui assure cette consultation-entretien obligatoire avant IVG.
Dois-je avoir le consentement de mes parents (père ou mère) ou de mon représentant légal pour pouvoir faire une IVG ?
- De manière habituelle, l’autorisation parentale (père ou mère) ou du représentant légal est demandée, recueillie par écrit et remise au médecin. En effet, on considère qu’il est important pour une jeune femme mineure d’être soutenue par ses parents dans un moment difficile.
- Cependant, si vous tenez à garder le secret vis-à-vis de vos parents ou de votre représentant légal ou si ceux-ci ne sont pas joignables ou refusent catégoriquement l’IVG, vous pouvez, à votre seule demande, bénéficier d’une IVG et des actes médicaux qui l’accompagnent (par exemple l’anesthésie).
Dans ce cas, vous devez vous faire accompagner par une personne majeure de votre choix.
Peut-on me demander mon identité même si je veux garder le secret vis-à-vis de mes parents ou du titulaire de l’autorité parentale ?
Oui. Pour pouvoir vous prendre en charge, les professionnels de santé ont besoin de connaître votre nom. Cependant, ceux-ci étant tenus au secret médical ou au secret professionnel, vous pouvez être certaine que le secret sera respecté.
Dois-je me faire accompagner ?
Oui. La Loi indique que si vous refusez qu’un de vos parents ou votre représentant légal soit informé de votre demande ou si le consentement ne peut pas être obtenu, vous devez vous faire accompagner dans votre démarche par une personne majeure de votre choix.
Quand et comment se fait le choix de la personne majeure qui doit m’accompagner ?
C’est vous, et personne d’autre, qui, au cours de la consultation-entretien avec la conseillère conjugale, ou au cours des consultations médicales, désignez la personne majeure qui doit vous accompagner.
Quelle personne majeure peut m’accompagner dans ma démarche d’IVG ?
Vous pouvez choisir la personne majeure que vous voulez (par exemple : professionnel socio-éducatif, membre de votre entourage, membre de votre famille, etc.).
Le nom de la personne majeure accompagnante devra-t-il être porté sur un document ?
Non, ceci n’est pas obligatoire.
L’adulte accompagnant doit-il obligatoirement être présent le jour de l’IVG ?
La présence est obligatoire pour la sortie de l’établissement uniquement si l’IVG a nécessité une anesthésie.
La responsabilité de l’adulte accompagnant peut-elle être engagée ?
Non. Ni vous, ni vos parents ou votre tuteur légal ne pourrait mettre en cause la responsabilité civile ou pénale de la personne accompagnante que vous avez choisie.
L’adulte que j’ai choisi pour m’accompagner est-il tenu au secret ?
Oui. La divulgation du secret (auprès de vos parents ou d’autres personnes) par la personne majeure qui vous accompagne est une atteinte à votre vie privée et peut donner lieu à des poursuites judiciaires.
Quel est le délai légal pour pratiquer une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en France ?
L’IVG doit être pratiquée avant la fin de la douzième semaine de grossesse, soit avant la fin de la quatorzième semaine après le début des dernières règles (on dit « 14 semaines d’aménorrhée », l’aménorrhée étant l'ábsence de règles).
Un médecin peut-il refuser de pratiquer une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) ?
Oui. Un médecin peut refuser de pratiquer une IVG mais il doit alors immédiatement vous informer de son refus et vous communiquer le nom d’autres médecins pratiquant les IVG.
Si je suis une mineure étrangère, ai-je le droit de bénéficier d’une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en France ?
Oui. Toutes les femmes disposent, en France, du même droit d’accès à l’IVG.





